Flottaison : une solution efficace pour soulager les douleurs chroniques ?
Selon la définition officielle de l’Association Internationale pour l’étude de la douleur (IASP), “la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle ou décrite dans ces termes”.
Les douleurs chroniques : quelles pathologies ?
La douleur aiguë a un rôle d’alarme, ce qui permet à l’organisme de réagir et de se protéger. Mais si cette douleur évolue au-delà de 3 mois, elle devient chronique et perd alors son intérêt en tant qu’alarme.
On peut citer des exemples de pathologies : la fibromyalgie, la polyarthrite rhumatoïde mais également des tendinopathies chroniques (ou tendinites) … On connaît également en général les TMS - troubles musculo-squelettiques - dont les patrons aimeraient venir à bout pour le bien-être de leurs employés !
Depuis 2019, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a déclaré les douleurs chroniques comme pathologie à part entière, et non plus seulement comme le symptôme d’une autre pathologie.
Une douleur chronique peut totalement perturber le fonctionnement d’une personne et altérer sa qualité de vie en général. Cela peut altérer la partie physique, empêchant de réaliser certains mouvements et entraînant une atteinte fonctionnelle avec perte de ses capacités, mais également la partie mentale avec une fatigue chronique, un désespoir, pouvant amener une personne à s’isoler.
Les bienfaits de la flottaison
Selon l’INSERM, “l’imagerie cérébrale montre que les centres cérébraux responsables de la perception de la douleur sont liés aux centres des émotions”. Les douleurs chroniques sont souvent associées à une dépression, de l’anxiété, des troubles du sommeil ainsi qu’une altération de la qualité de vie.
Il est à noter que la douleur est accentuée par le stress et la fatigue. Tout cela est un cercle vicieux : plus vous avez mal, moins vous dormez ; et moins vous dormez, plus vous avez mal. La flottaison peut vous permettre de briser ce cercle vicieux.
On observe lors d’une séance d’isolation sensorielle que le cerveau fonctionne à une certaine fréquence d’ondes cérébrales, les ondes thêta, qui est celle de la relaxation très profonde (qu’on retrouve juste avant et après la phase de sommeil profond). Cet état de relaxation intense entraîne une réduction significative du taux de cortisol, l’hormone du stress, ce même stress qui est un facteur augmentant la perception de la douleur.
Une étude suédoise de 2007 (1) permet de valider scientifiquement la réduction du stress, de l’anxiété, de la dépression et de la sensation de douleur, notamment grâce à une amélioration du sommeil.
Le fait d’avoir des douleurs chroniques entraîne également une diminution de la production d’endorphines, l’hormone du plaisir. C’est également le cas si vous souffrez de dépression (risque accentué par le fait d’avoir des douleurs chroniques).
La flottaison permet justement la sécrétion d’endorphines qui fait ressentir une sensation de bien-être et de plénitude. Elles ont une action analgésique, elles diminuent les douleurs physiques, ainsi qu’une action anxiolytique, elles diminuent le stress.

Le sel d’Epsom : efficace pour les muscles et les articulations
Ce sel a la particularité d’être composé de magnésium. Il est à noter que 3 français sur 4 en sont déficitaires. Une carence en magnésium augmente la fatigue (nerveuse et physique), les troubles de l’humeur (irritabilité, anxiété, angoisses), les troubles du sommeil et notamment les douleurs physiques (cervicalgies, lombalgies, crampes). L’absorption transcutanée du magnésium grâce à un bain d’1h permet de rééquilibrer ce déficit en magnésium.
Ce dernier est depuis longtemps utilisé pour la détente musculaire et articulaire, permettant de réduire l’inflammation et ayant un effet analgésique (diminution de la douleur) contre des douleurs rhumatismales ou arthritiques. Au niveau musculaire, il permet également de diminuer la fréquence et l’intensité des crampes. De ce fait, le sel d’Epsom a des bienfaits sur le corps et l’esprit. Nous reviendrons sur tous ceux-ci (car ils sont nombreux) dans un prochain article.
La flottaison : des bénéfices sur le long-terme
Les bénéfices de la flottaison ne sont pour l’instant pas validés scientifiquement sur le long terme par manque de données (malgré des résultats prometteurs) mais les effets à court terme sont validés par de nombreux testeurs et ils sont d’accord pour dire que les résultats augmentent de séance en séance, au même titre qu’un apprentissage. L’idéal selon ces testeurs serait de flotter régulièrement pour garder ces bénéfices sur le long-terme.
Pour l’instant, il n’y a pas assez de données scientifiques pour valider la flottaison comme thérapie à part entière mais elle peut être un allié et un complément de taille dans votre lutte contre la douleur. N’attendez plus et venez tester par vous-même !
Référence :
(1) 2007, Floating Effective For Stress And Pain, Research Suggests. Étude suédoise concluante sur la diminution de l’anxiété, du stress, de la dépression et de la sensation de la douleur.
La flottaison : les origines de cette pratique en plein boom
L’histoire et le développement de l’isolation sensorielle
John Cunningham Lilly (au-delà du fait d’être connu pour ses recherches dans la communication avec les dauphins), est le célèbre inventeur du caisson d’isolation sensorielle.
Tout commença aux États-Unis en 1954, lorsqu’il créa ce fameux caisson avec toutes les caractéristiques telles qu’on les connaît aujourd’hui (forte salinité, température du corps, silence et obscurité), quoiqu’encore un peu expérimental et pas très accueillant !
À cette époque, les premières recherches de l’université McGill avaient conclu que le cerveau avait besoin d’être soumis à des stimulations externes pour fonctionner et que sans aucune stimulation, il allait simplement dépérir. John C. Lilly était persuadé du contraire. Ayant fait le test lui-même, il évoquait une sensation de relaxation profonde, comme lors d’une méditation. Les résultats de ses études furent prometteurs et d’autres caissons furent développés dans des laboratoires aux États-Unis.
Glenn Perry : le début de la commercialisation
En 1972, Glenn Perry tenta la flottaison dans un caisson de John C. Lilly. Il eut une révélation et c’est alors qu’il voulut en développer pour les commercialiser. Avec sa femme, ils ouvrirent le premier centre d’isolation sensorielle, composé de 5 caissons, en 1979 à Beverly Hills.
En novembre 1981, le New York Times publiait un article intitulé “Relaxation Tanks : A Market Develops” (Caissons de relaxation : un marché qui se développe) où il citait l’ouverture de nombreux centres de flottaison à travers le pays mais également des propriétaires particuliers comme Robin Williams, Yoko Ono, ou l’entraîneur des Philadelphia Eagles. De nombreuses études scientifiques débutèrent à ce moment-là.
Mais au milieu des années 1980, l’épidémie du sida vint casser l’essor de ce secteur car les gens avaient peur d’y contracter le VIH, faute d’informations concernant la transmission de la maladie. Plusieurs centres de flottaison furent alors fermés, gardant la pratique pour un cercle réduit d’amateurs. Seul le centre londonien Floatworks fut créé en 1993 (notre année de naissance, un signe ?), pour lancer cette expérience en Europe et donner un nouveau souffle à l’activité (leader sur le marché, il est encore ouvert aujourd’hui et développe ses propres caissons, ceux que vous retrouverez chez nous !).

L’isolation sensorielle : une autre perception du temps
Comme lors d’une flottaison, la notion du temps fut perturbée puis soudain, dans les années 2000-2010, l’utilisation des caissons d’isolation sensorielle repartit de plein fouet, notamment grâce à des célébrités comme Joe Rogan (célèbre animateur radio et podcast, acteur, écrivain et humoriste américain -que Raphaël aime beaucoup-) qui en a vanté les mérites, le décrivant comme “l’outil de développement personnel le plus important qu’il ait jamais utilisé”.
L’industrie de la flottaison repartit de plus belle, notamment aux États-Unis mais aussi en Europe (avec l’Angleterre et l’Allemagne comme précurseurs) : ouverture de nouveaux centres mais également équipements pour centres sportifs, hôtels de luxe …
Le premier centre fut créé en France en 2013. A ce jour, les ouvertures de centres sont de plus en plus fréquentes et on en compte plus de 35. Le centre Cocon vient alors rejoindre la liste en automne 2022.
L’isolation sensorielle : du temps de nos ancêtres
Évidemment, nos ancêtres en savaient beaucoup sur le corps, ils savaient s’écouter, et nous avons beaucoup à apprendre d’eux. La science a tendance à s’inspirer de nos expériences passées pour chercher à les expliquer.
D’ailleurs, vous avez sans doute déjà expérimenté l’isolation sensorielle sans le savoir. Car l’isolation sensorielle fut utilisée à de nombreux usages bien avant toutes ces études scientifiques :
- Préparation à la chasse : dans les sociétés primitives, les hommes se préparaient à des jours de chasse par une “purification” : un jeûne, le silence, les bains de vapeur et l’isolation (dans un petit abri par exemple) pour améliorer leurs capacités à chasser par un meilleur odorat, goût, vue et ouïe.
- Pratiques spirituelles et rites : moines, yogis ou curieux, vivent de fréquentes périodes d’isolation, soumis parfois au jeûne, plus souvent au silence et à l’obscurité, notamment par la méditation, permettant d’atteindre une autorégulation.
- Réflexion créative : de nombreux artistes cherchent à recréer le moment juste avant ou après le sommeil (celui où sont présentes les fameuses ondes thêta), ce moment propice à l’inspiration : en s’isolant quelque part, sans perturbations extérieures, laissant leur créativité prendre le dessus.
- Thérapie : l’utilisation de l’hypnose par exemple permet d’atteindre le même niveau de relaxation profonde qu’on retrouve lors de l’isolation sensorielle, amenant de nombreux bienfaits.
- Développement personnel : de nombreuses personnes cherchent à s’isoler, voyager parfois dans des endroits reclus du monde, à la quête d’elles-mêmes, comme une sorte de thérapie pour mieux se découvrir et évoluer. Certains parlent même d’un changement de mode de vie, d’une transformation révélatrice après cette expérience. Pour l’anecdote, nous sommes tous les deux voyageurs et nous avons chacun un ou plusieurs voyages qui nous ont véritablement transformés.
- Un refuge : cela peut être un endroit physique (une maison à la montagne, une plage où vous allez régulièrement depuis que vous êtes petit, une cabane dans la forêt …) ou un endroit mental, imaginaire (votre “lieu ressource”). La paix et le calme qu’on y retrouve sont essentiels à une bonne santé physique et mentale pour assurer notre équilibre.
Tester l’isolation sensorielle à Beure
La privation sensorielle n’est pas un moyen de nous couper du quotidien mais au contraire, de mieux vivre notre réalité, d’apprendre à lâcher prise, de mieux gérer et exprimer nos émotions et de booster nos capacités pour continuer d’évoluer.
À Beure, dans le Doubs, nous vous permettons ainsi de découvrir et d’adopter cette pratique. Envie de tenter l’expérience de l’isolation sensorielle ? C’est par ici.
En quoi l’isolation sensorielle peut vous libérer de votre stress ?
D’où vient le stress ?
Le problème est que de nos jours, notre cerveau considère beaucoup de situations comme un danger : un conflit, un échec, une trop grande dose de travail, des soucis financiers, mais aussi certaines situations positives (venue d’un enfant, mariage).
Et nous manquons de ressources adaptatives pour y faire face. De ce fait, cette réaction de stress est créée à de trop nombreuses reprises, mettant notre corps en état de vigilance permanent et entraînant un déséquilibre au fonctionnement du corps.
Ce déséquilibre entraîné par un stress omniprésent devient un important facteur de risques :
- de l’hypertension artérielle, des troubles digestifs (brûlures d’estomac, ballonnements), des troubles hormonaux, des dérèglements gynécologiques, des troubles dermatologiques (psoriasis, eczéma), une baisse du système immunitaire…
- mais encore plus grave comme une augmentation du risque d’AVC (accident vasculaire cérébral), du risque cardiaque, de maladie de Crohn ou RCH (rectocolite hémorragique), de burn-out, dépression, diabète de type 1, pathologies inflammatoires telles que la polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, sclérose en plaques…
Comment se manifeste le stress ?
Il peut se manifester sous diverses formes :
- le stress physique : on pense le plus souvent aux douleurs dorsales par exemple, d’où les expressions “j’en ai plein le dos” ou “porter le poids du monde sur ses épaules”, mais aussi aux migraines, à l’augmentation du rythme cardiaque…
- le stress mental : on se sent dépassé, irritable voire agressif, fatigué de façon chronique, en perte de motivation ou de concentration …
- le stress comportemental : il se traduit par une augmentation de l’agitation, un comportement autodestructeur, des troubles du sommeil, des troubles du comportement alimentaire, une dépression ou un burn-out…
Le stress est une réaction naturelle et essentielle mais il nécessite un état d’équilibre et une bonne gestion. Notre but est donc d’essayer d’abaisser ce niveau de stress quotidien pour prévenir et diminuer les risques cités précédemment.
Pour cela, il existe une solution : la flottaison en isolation sensorielle est un moyen prouvé scientifiquement de diminuer le niveau de stress. (1) (2)

L’isolation sensorielle : un remède au stress ?
Au quotidien, notre cerveau fonctionne avec une certaine fréquence d’ondes cérébrales : on les appelle les ondes bêta. Elles sont présentes lorsque le système nerveux est actif, en réagissant aux stimulations sensorielles et à l’activité mentale : c’est-à-dire la majorité de notre quotidien. Elles sont particulièrement présentes lors des activités cérébrales intenses (concentration, anxiété).
Lors d’un état de veille ou au repos les yeux fermés, on retrouve les ondes alpha, qui sont présentes lors d’un état de conscience apaisée. On peut également les obtenir lors d’une méditation légère ou de relaxation. Il existe également les ondes Delta, présentes durant le sommeil.
On va s’intéresser particulièrement au quatrième type d’ondes cérébrales qu’on retrouve juste avant et après la phase de sommeil profond : les ondes Thêta. Elles apparaissent lors d’une relaxation très profonde, comme celui qu’on retrouve en hypnose, chez une personne expérimentée en méditation mais également lors de l’isolation sensorielle.
L’isolation sensorielle : l’état de relaxation profonde
Cet état de relaxation profonde entraîne des réactions hormonales, notamment :
- une diminution significative du taux de cortisol, l’hormone du stress pouvant entraîner un déséquilibre et les potentiels troubles évoqués plus haut.
- une libération des endorphines, aussi appelées les hormones du plaisir, qui permettent de lutter contre le stress. Elles diminuent l’anxiété par leur pouvoir anxiolytique, la sensation de fatigue, la douleur physique par leur pouvoir antalgique, permettant d’amener un état de bien-être et de plénitude.
Comme cités précédemment dans les maladies liées au stress, la flottaison entraîne des bienfaits pour un grand nombre de ces troubles :
- Dépression
- Burn-out
- Insomnies
- Maladies inflammatoires (type polyarthrite rhumatoïde)
- Fibromyalgie
- Douleurs chroniques …
On y reviendra plus en détails dans nos prochains articles !
Référence à des études :
(1) 2016, Promising effects of treatment with flotation-REST (restricted environmental stimulation technique) as an intervention for generalized anxiety disorder (GAD) : a randomized controlled pilot trial. Étude randomisée sur les troubles d’origine anxieux : résultats prometteurs en tant que thérapie complémentaire.
(2) 2007, Floating Effective For Stress And Pain, Research Suggests. Étude suédoise concluante sur la diminution de l’anxiété, du stress, de la dépression et de la sensation de la douleur.






