08 Août 2022

La flottaison : les origines de cette pratique en plein boom

D’où vient cette drôle d’idée de vouloir plonger dans un bain d’eau salée, à température du corps, dans le silence total et dans le noir, le tout pendant une heure ?

L’histoire et le développement de l’isolation sensorielle

John Cunningham Lilly (au-delà du fait d’être connu pour ses recherches dans la communication avec les dauphins), est le célèbre inventeur du caisson d’isolation sensorielle. 

Tout commença aux États-Unis en 1954, lorsqu’il créa ce fameux caisson avec toutes les caractéristiques telles qu’on les connaît aujourd’hui (forte salinité, température du corps, silence et obscurité), quoiqu’encore un peu expérimental et pas très accueillant ! 

À cette époque, les premières recherches de l’université McGill avaient conclu que le cerveau avait besoin d’être soumis à des stimulations externes pour fonctionner et que sans aucune stimulation, il allait simplement dépérir. John C. Lilly était persuadé du contraire. Ayant fait le test lui-même, il évoquait une sensation de relaxation profonde, comme lors d’une méditation. Les résultats de ses études furent prometteurs et d’autres caissons furent développés dans des laboratoires aux États-Unis. 

Glenn Perry : le début de la commercialisation

En 1972, Glenn Perry tenta la flottaison dans un caisson de John C. Lilly. Il eut une révélation et c’est alors qu’il voulut en développer pour les commercialiser. Avec sa femme, ils ouvrirent le premier centre d’isolation sensorielle, composé de 5 caissons, en 1979 à Beverly Hills. 

En novembre 1981, le New York Times publiait un article intitulé “Relaxation Tanks : A Market Develops” (Caissons de relaxation : un marché qui se développe) où il citait l’ouverture de nombreux centres de flottaison à travers le pays mais également des propriétaires particuliers comme Robin Williams, Yoko Ono, ou l’entraîneur des Philadelphia Eagles. De nombreuses études scientifiques débutèrent à ce moment-là.

Mais au milieu des années 1980, l’épidémie du sida vint casser l’essor de ce secteur car les gens avaient peur d’y contracter le VIH, faute d’informations concernant la transmission de la maladie. Plusieurs centres de flottaison furent alors fermés, gardant la pratique pour un cercle réduit d’amateurs. Seul le centre londonien Floatworks fut créé en 1993 (notre année de naissance, un signe ?), pour lancer cette expérience en Europe et donner un nouveau souffle à l’activité (leader sur le marché, il est encore ouvert aujourd’hui et développe ses propres caissons, ceux que vous retrouverez chez nous !). 

L’isolation sensorielle : une autre perception du temps

Comme lors d’une flottaison, la notion du temps fut perturbée puis soudain, dans les années 2000-2010, l’utilisation des caissons d’isolation sensorielle repartit de plein fouet, notamment grâce à des célébrités comme Joe Rogan (célèbre animateur radio et podcast, acteur, écrivain et humoriste américain –que Raphaël aime beaucoup-) qui en a vanté les mérites, le décrivant comme “l’outil de développement personnel le plus important qu’il ait jamais utilisé”.

L’industrie de la flottaison repartit de plus belle, notamment aux États-Unis mais aussi en Europe (avec l’Angleterre et l’Allemagne comme précurseurs) : ouverture de nouveaux centres mais également équipements pour centres sportifs, hôtels de luxe …

Le premier centre fut créé en France en 2013. A ce jour, les ouvertures de centres sont de plus en plus fréquentes et on en compte plus de 35. Le centre Cocon vient alors rejoindre la liste en automne 2022.

L’isolation sensorielle : du temps de nos ancêtres

Évidemment, nos ancêtres en savaient beaucoup sur le corps, ils savaient s’écouter, et nous avons beaucoup à apprendre d’eux. La science a tendance à s’inspirer de nos expériences passées pour chercher à les expliquer. 

D’ailleurs, vous avez sans doute déjà expérimenté l’isolation sensorielle sans le savoir. Car l’isolation sensorielle fut utilisée à de nombreux usages bien avant toutes ces études scientifiques :

  • Préparation à la chasse : dans les sociétés primitives, les hommes se préparaient à des jours de chasse par une “purification” : un jeûne, le silence, les bains de vapeur et l’isolation (dans un petit abri par exemple) pour améliorer leurs capacités à chasser par un meilleur odorat, goût, vue et ouïe. 
  • Pratiques spirituelles et rites : moines, yogis ou curieux, vivent de fréquentes périodes d’isolation, soumis parfois au jeûne, plus souvent au silence et à l’obscurité, notamment par la méditation, permettant d’atteindre une autorégulation
  • Réflexion créative : de nombreux artistes cherchent à recréer le moment juste avant ou après le sommeil (celui où sont présentes les fameuses ondes thêta), ce moment propice à l’inspiration : en s’isolant quelque part, sans perturbations extérieures, laissant leur créativité prendre le dessus. 
  • Thérapie : l’utilisation de l’hypnose par exemple permet d’atteindre le même niveau de relaxation profonde qu’on retrouve lors de l’isolation sensorielle, amenant de nombreux bienfaits.
  • Développement personnel : de nombreuses personnes cherchent à s’isoler, voyager parfois dans des endroits reclus du monde, à la quête d’elles-mêmes, comme une sorte de thérapie pour mieux se découvrir et évoluer. Certains parlent même d’un changement de mode de vie, d’une transformation révélatrice après cette expérience. Pour l’anecdote, nous sommes tous les deux voyageurs et nous avons chacun un ou plusieurs voyages qui nous ont véritablement transformés. 
  • Un refuge : cela peut être un endroit physique (une maison à la montagne, une plage où vous allez régulièrement depuis que vous êtes petit, une cabane dans la forêt …) ou un endroit mental, imaginaire (votre “lieu ressource”). La paix et le calme qu’on y retrouve sont essentiels à une bonne santé physique et mentale pour assurer notre équilibre. 

Tester l’isolation sensorielle à Beure

La privation sensorielle n’est pas un moyen de nous couper du quotidien mais au contraire, de mieux vivre notre réalité, d’apprendre à lâcher prise, de mieux gérer et exprimer nos émotions et de booster nos capacités pour continuer d’évoluer.

À Beure, dans le Doubs, nous vous permettons ainsi de découvrir et d’adopter cette pratique. Envie de tenter l’expérience de l’isolation sensorielle ? C’est par ici.

Vous souhaitez faire un cadeau ?